29 Juin 2018 par

Le boom des véhicules hybrides ou électriques est-il vraiment une solution écologique dans le monde du transport ? Il est clair que ces voitures semblent ne dégager aucune particule nocive pour l’environnement, mais sont-elles si vertes que ce que prétendent les constructeurs ?

Des publicités mensongères ?

Voitures écologiques, propres, économiques et durables, tels sont les adjectifs qualifiant les véhicules électriques. Il se trouve néanmoins que tous les véhicules ont inévitablement un impact sur l’environnement. En 2014 déjà, la Zoé de Renault a été épinglée jury de déontologie publicitaire. Ce constructeur scande que son automobile est propre, or, ce n’est pas le cas. Zoé n’est pas la seule visée, puisque neuf autres avaient déjà été accusées, comme la C-Zéro, de Citroën, l’Opel Ampera, la Nissan Leaf, etc.  

 

Une complexité problématique

Beaucoup pensent que s’il n’y a pas de combustion fossile, il n’y a pas de pollution. Cela est vrai en théorie : les véhicules électriques ne dégagent aucune particule fine polluante. Du moins en apparence ! Car en réalité, lesdites particules fines proviennent en partie de l’abrasion des pneus sur la route. Et cela qu’il s’agisse d’un véhicule électrique ou pas.

En termes de réchauffement climatique, là encore, les voitures électriques ne sont pas neutres. En effet, l’électricité produit aussi des gaz à effet de serre… Faut-il rappeler que pour produire l’énergie électrique, la France utilise en majeure partie des énergies fossiles (nucléaire à 69 %) ? Cela varie en fonction des pays, donc l’utilité et la possible neutralité des voitures électriques ne sont avérées que dans certaines nations. Au final, la production d’un véhicule électrique pourrait être 5 fois plus polluante que la production d’un véhicule normal.

La partie immergée de l’iceberg

Il existe une problématique bien plus importante que l’énergie elle-même… Celle des batteries. Construire une voiture électrique demande un savoir-faire plus pointu et plus polluant ! Il se trouve que produire une batterie représente entre 35 et 41 % de l’impact environnemental sur la production totale du véhicule, car elles demandent l’exploitation de terres rares ainsi que du lithium.

Enfin, qui dit production de batteries dit aussi recyclage. Et là encore, le bât blesse ! Recycler ces batteries coûte excessivement cher et l’impact environnemental n’est pas épargné ! Cela étant, plus le véhicule électrique est utilisé et plus cette pollution est rentabilisée sur le long terme.

 

Publié dans: Ecologie